Parcours d’étudiant développeur : Mehdi Bessaa, Ecole 42

Parcours d’étudiant développeur : Mehdi Bessaa, Ecole 42

Classé dans : Blog, Education numérique, Interviews | 0
Share on Facebook8Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn6Email this to someonePrint this page

Comment devient-on étudiant dans une école de développement informatique ?

Teen-Code s'est intéressé à des parcours de jeunes étudiants qui sont encore en plein dans leurs études mais avec déjà quelques réalisations et pas mal de conseils à leur actif pour qui a envie de s'orienter vers ces formations.

Aujourd'hui, rencontre avec Mehdi Bessaa, étudiant à l'Ecole 42

Mehdi Bessaa, étudiant à l'Ecole 42
  1. Quelle est ta situation actuelle ? Où en es-tu dans tes études ?

J'ai 23 ans et je suis étudiant à l'Ecole 42, environ à mi-parcours.

J'y suis rentré en septembre 2014, j'ai déjà effectué mon premier stage. Je dois encore réaliser un second stage, même éventuellement des missions professionnelles à temps partiel, pour compléter mes études sur la dimension "opérationnelle". J'espère pouvoir finir le cursus d'ici la fin de cette année.
A 42 il n'y a pas de durée fixe, on quitte l'école quand on a fini le cursus. Certains le font de manière intensive pour finir en 1 an, la moyenne se situe généralement à 3 ans environ.

Sinon, avant l'Ecole 42, j'avais quitté l'école avant le bac en fait ; je me suis intéressé à l'informatique par moi-même, et me suis auto-formé à travers des tutos en ligne et des échanges avec des copains passionnés.

Quand j'ai entendu parler de l'Ecole 42, j'ai fait les tests en ligne, que j'ai passés, puis le "check-in" et la fameuse piscine ; on devait être 700/800 à faire la piscine en septembre 2014, et environ 200/250 à être acceptés ensuite.

 

  1. Quelle est ta plus grande fierté ou réalisation en tant qu'élève développeur à ce jour ?

J'ai eu l'occasion de commencer à réaliser de vrais projets professionnels avec mon frère qui fait de la recherche, et notamment de développer des tests automatisés dans le domaine de la psychiatrie, ce dont je suis assez fier.

J'ai aussi pu prendre de vraies responsabilités de pilotage de projet lors de mon stage (auprès d'un organisme de l'enseignement supérieur), où il s'agissait de repenser l'interface et le fonctionnement d'un "player" vidéo pour une chaîne de télévision nationale.

L'Ecole 42 m'a permis de consolider les bases que j'avais développées par moi-même et de les valider et donc de confirmer mes propres compétences, mais aussi de les compléter et de comprendre l'envers du décor.

Projet de player vidéo d'une chaîne nationale

Projet de player vidéo d'une chaîne nationale
  1. Qu'est-ce qui t'a incité à apprendre la programmation ? A quel âge as-tu commencé ?

Au départ, c'est venu des jeux vidéo, auxquels j'ai commencé à m'intéresser à l'âge de 9/10 ans. Je jouais à la Playstation à l'époque, et vers l'âge de 11 ans, j'ai voulu regarder comment c'était derrière !

Je ne viens pas d'une famille d'informaticiens, alors je suis allé chercher en ligne, je suis tombé sur des petits tutos simples pour commencer (Le Site du Zéro ! aujourd'hui Open Classrooms :)), et c'est comme ça que j'ai commencé.
 

  1. Comment as-tu progressé, qui / qu'est-ce qui t'a le plus aidé ?

Au début c'était très long ! Je n'avais pas la bonne manière de penser. Peu à peu je me suis confronté au point de vue d'autres copains intéressés par le sujet que j'ai rencontrés sur les forums informatiques dans un premier temps, et avec qui j'ai noué des relations plus amicales ensuite, via des messageries instantanées.

Ils m'ont permis de voir et de comprendre des choses que je n'avais pas vues tout seul, car je n'avais pas le recul nécessaire.

 

  1. Qu'est-ce qui te motive dans la programmation ?

La dimension créative et le résultat final. On donne naissance à quelque chose, qu'on veut, comme on le veut ! C'est une manière de traduire nos envies et idées en quelque chose de concret et de fonctionnel.

Aujourd'hui, les projets qui m'intéressent le plus sont dans la R&D (recherche et développement) : la conception d'une idée dès le départ ; je m'intéresse aussi au monde médical, si je peux apporter ma pierre à l'édifice et contribuer à un objectif utile, à une équipe, à un projet, je trouve ça super motivant. Par exemple, je vais peut-être travailler prochainement à un projet où le jeu vidéo est appliqué à des études médicales et à des mesures d'indicateurs de comportement humain devant l'écran : c'est une manière d'associer la dimension créative et la dimension utilitaire.

 

  1. Quelles sont les plus grandes difficultés que tu as rencontrées ?

Le manque de cadre, dans le sens de ne pas être forcé par une volonté extérieure de faire des choses que je n'ai pas spontanément envie de faire par moi-même. Il y a des dimensions rébarbatives dans la programmation, notamment des périodes où je ne progressais pas, et ça aussi c'était difficile. Aujourd'hui je le sens moins, car j'arrive à mieux gérer mon temps et à répartir les choses à faire.

Je trouve aussi que l'informatique en soi, ça peut être très rébarbatif ; ce n'est pas intéressant pour moi en tant que tel, mais comme moyen pour atteindre une fin utile.

 

  1. Que t'apporte la connaissance de la programmation aujourd'hui dans ta vie de manière générale ? (à un niveau scolaire, professionnel, personnel...)

Ca m'apporte une certaine logique, ça m'a appris à structurer mes pensées, à les rendre plus "carrées". Ca m'apporte de l'efficacité dans ma manière de faire et d'être également, ça a un vrai impact au-delà du pur champ des études ou du travail.

 

  1. Quels conseils donnerais-tu à des ados aujourd'hui pour les intéresser à la programmation ?

D'abord je leur dirais que la programmation apporte une certaine logique et une certaine façon de travailler, ça permet de voir les choses sous un autre angle, ce qui peut être bénéfique dans de nombreux domaines.

Ca permet également de développer la curiosité : il n'y a jamais de limites !

Pour apprendre, je leur recommanderais d'apprendre à leur rythme : il n'y a pas d'âge pour commencer, ils ne doivent pas se sentir trop jeunes et qu'ils n'attendent pas qu'on leur apprenne en cours !

Apprendre ensemble aussi, avec des copains, c'est très stimulant. Il y a plein de tutos et de vidéos simples en ligne pour commencer, ça permet de se tester et de tester leur envie, qui est le meilleur guide pour avancer et persévérer !

 

Merci Mehdi !

 

Share on Facebook8Share on Google+0Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn6Email this to someonePrint this page

Laissez un commentaire

15 − quinze =

*